De l’acné à la dépression – Merci Procuta

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L’acné, je ne l’ai pas inventé. Une existence depuis la nuit des temps. La majorité des adolescents sont bien placés pour connaitre le sujet. Et je fais partie de la minorité qui y a échappé à l’adolescence.
Mais celui-ci m’a rattrapé en route à l’âge adulte. Ce fût la grosse panique. Le premier mois, j’ai été psychologiquement choqué de voir mon visage envahi. Je ne dormais presque plus, j’étais souvent devant le miroir pour les compter et scotché aux forums pour connaître les remèdes grand-mère, en passant par le miel, la tomate, le citron, l’ail etc…. pour atterrir sur la gamme avène, roche posay, j’ai tout essayé.

Une vraie galère, cette impression d’avoir le regard de tout le monde sur soi. Une fixation qui m’a pourrit la vie et ensuite j’ai décidé de sauter le pas.

Faire  appel à un spécialiste, un dermato. J’ai pris le rendez-vous, et en attendant, j’avais opté pour l’éclaran, qui m’a bien agressé le visage. 

Mais je ne me suis pas découragée, puisque je suis têtue et déterminée, je suis passée au curatyle, qui ne m’a pas loupé non plus, avec desséchement de la peau et irritation.
Et voilà le grand jour qui arriva, tout excitée d’aller voir le dermato. Pour moi c’était la solution à tous mes problèmes, c’était ma superwoman. Elle allait me donner la potion magique. Elle m’avait donc prescrit des médicaments.

Après trois mois rien n’avait changé, j’ai repris un autre rendez-vous avec elle. Et Madame me dit alors je sais ce qu’il vous faut, par contre il ne faut pas être enceinte et sur toute la durée du traitement, donc c’est reparti pour 3 mois de traitement. J’ai eu droit à un petit carnet qui expliquait les effets sur la grossesse et c’est tout, j’ai même signé une décharge. Sur le coup je n’avais pas tilté.

Mon nouveau traitement s’appelle «  procuta Istrétinoine », deux boites 20mg et 10mg à prendre tous les jours avant le repas.

J’ai opté pour une prise le soir avant le dîner, avec la logique que le soir au repos mon corps travaillera mieux. Ce fût la descente aux enfers.

Durant la prise de ce traitement :

  • J’avais les larmes faciles, je pleurais tous les soirs dès que je rentrais du boulot.
  • Je ne voulais plus rien faire
  • Je trainais les pieds pour me rendre aux boulots
  • Je paniquais énormément
  • J’avais du mal à dormir
  • Et le clou du spectacle je ressassais les événements passés. Mon passé me hantait, je commençais à rentrer dans un trou noir. j’avais des idées très noires, j’ai même pensé à me foutre en l’air.

En 10 jours de traitement j’ai effleuré la dépression. Moi qui étais un rayon de soleil j’étais devenu l’ombre de moi-même. Moi qui prônais le sourire et la positive attitude auparavant. Je ne me reconnaissais plus. Au début mon entourage pensait à un contre coup du mariage.

Et puis j’ai commencé à me remettre en question, à essayer de comprendre le pourquoi du comment, j’avais beaucoup interpellé Dieu dans ces moments-là.

Et puis un soir j’avais commencé à pleurer encore et encore au point d’avoir des idées suicidaires. Mais la voix positive à pris le dessus et de nature battante je me suis essuyé les larmes, j’étais seule et mon mari n’était pas là. J’ai commencé à peser le pour et le contre, à énumérer dans ma tête tout ce que j’avais de plus beau dans ma vie, mes réussites, ces personnes qui seront peinés et affectées par ma disparition. Mon leitmotiv m’a réveillé la conscience. J’étais déterminée à comprendre le fond du problème. Le lendemain j’avais contacté un kinésiologue pour m’aider car j’aime la vie, j’ai la chance d’avoir tout ce que j’ai. Et avec toutes les épreuves que j’ai traversé, il était hors de question que la femme que je suis devenue soit détruite.

Le lendemain soir en voulant reprendre mes médicaments, ma curiosité m’a poussé à faire une petite lecture de la notice, et une recherche sur internet. C’était l’effondrement total, mais aussi un grand soulagement, car je venais de découvrir la cause de mon état d’âme.

« Procuta Istrétinoine » la cause de ma descente aux enfers depuis 10 jours.

J’ai pris le temps de lire les témoignages, d’essayer de comprendre, mais il n’y a rien à comprendre lorsqu’un laboratoire décide de mettre un tel produit sur le marché, avec pour arguments que tous les effets secondaires ont été mentionnés. PAS FAUX.

Attention c’est l’un des génériques de Roaccutane,

Une association a été créé pour les victimes, ces médicament ont sévis à travers le monde et beaucoup en souffrent après ce traitement.

Oui j’ai eu la chance d’en avoir pris que 10 jours, mais jusqu’où vont aller les dégâts, j’en sais rien. J’ai décidé de tout arrêté tout car pour des acnés j’ai failli foutre ma vie en l’air.

« La vie ne vaut rien et rien ne vaut la vie » André Malraux  

A bientôt

Lawson.H.N



 

les coups de blues

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A un moment donné de notre vie, on traverse des difficultés. Une baisse de moral intervient subitement accompagné d’un mal-être. On ressasse des événements tristes, les échecs, le manque d’affection des parents, ou d’un être qui nous est cher ou autre ….. En bref le coup de blues. Certains optent pour l’isolement, d’autres se tuent à la tâche et quelques-uns ouvrent la porte de la dépression et aux pensées noires.

Même le plus beau, le plus célèbre, le plus riche, le plus pauvre n’est pas à l’abri. Oui !!!!!!!! Personne n’est à l’abri des coups de blues.

Personne n’est parfait, personne n’a le bonheur parfait, personne ne peut dire que tout va très bien tout le temps. On est humain, la joie, la tristesse, la colère font partie de notre destinée.

Peu importe le chemin suivi pour s’en sortir, l’importance c’est de se relever et de ne pas rester éternellement dans le fond.

Bientôt l’hiver, et cela ne booste pas le moral, dans 3 mois les périodes de fêtes, et personne n’est à l’abri des coups de blues. Les raisons sont diverses, il suffit parfois juste d’un petit rien pour basculer.

Durant ces périodes de blues, des milliers de questions envahissent nos pensées telles que : « pourquoi moi et pas le voisin ? », «  qu’est-ce que j’ai fait de mal ? » «  Vais-je pouvoir m’en sortir ? » etc… On commence à comparer sa vie à celle des autres, on sombre de plus en plus, on a l’impression que notre petit monde s’écroule.

Il n’y a pas de code unique pour s’en sortir, on n’est pas tous pareil, chacun sa sensibilité, chacun son courage.

Alors rien ne nous empêche de crier un bon coup, de pleurer pour évacuer, même si c’est toute une journée, deux jours, une semaine; il faut que cela sorte.

Et si rien ne s’améliore, alors va faire un sprint, cours, dépense de l’énergie, et si cela est voué à l’échec alors entoure toi, appelle au secours, car il n’y a pas à avoir honte de demander de l’aide, la famille, un professionnel de santé.

Mais ne te laisse pas pourrir dans le fond. Une chose à retenir à travers cet article aujourd’hui, « la vie ne tient qu’à un fil ». Tout peut basculer du jour au lendemain. Dieu te donne le souffle de vie, à toi de t’accrocher pour en tirer le maximum de grâces.

Imagine, tu tombes dans un trou en trébuchant, ton instinct de survie va te pousser à crier fort pour qu’on t’entende, ou à essayer de sauter les bras à l’air pour qu’on puisse apercevoir que quelqu’un est tombé. Oui !!!! Tout fonctionne comme ça dans la vraie vie. A partir du moment :

  • Tu prends conscience que tu es tombé et que tu vas mal
  • Que tu acceptes ton mal-être, alors naturellement et instinctivement tu demandes de l’aide.

Parfois juste être entouré des amis(es), ou la famille, ou un conjoint peut aider à remonter la pente. Si tu crois au fond de toi que rien n’est impossible à Dieu et que vouloir c’est pouvoir alors tu vaincras les coups de blues.

« Certains d’entre vous disent que la joie est plus grande que la tristesse ; et d’autres disent que c’est plutôt la tristesse qui est plus grande. Mais je vous dis qu’elles sont inséparables. Elles marchent ensemble, et quand l’une est assise seule avec vous à votre table, n’oubliez pas que l’autre sommeille dans votre lit. » Khalil Gibran

A bientôt 

Lawson.H.N

 

Mon nom est Lawson et je ne suis pas une privilégiée

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Mon nom est Lawson et je ne suis pas une privilégiée.

Aujourd’hui en me réveillant j’avais envie de partager avec vous quelques actualités sur les réseaux sociaux, mais le destin en a décidé autrement.
Hier j’ai lu une phrase qui a été publié par une fille sur instagram, de Paulo Coelho « certaines personnes sont nées pour affronter la vie seules, ce n’est ni bien ni mal, c’est la vie ».

Je l’ai lu hier soir, et cette phrase a occupé mes pensées toute la nuit et peut-être encore pour un bon moment.
Alors voici une question qui me taraude :

on naît réellement tous égaux ?

C’est une belle petite phrase qu’on ne cesse de nous rabâcher dans la société actuelle, enfin cela dépend de la société.

Je ne suis pas convaincue du tout de l’article 1 de la déclaration.
Je m’appelle Lawson, je suis noire et je suis issue d’une famille royale et je vis en France, ce pays dans lequel le mot « race » a certes été rayé de la constitution. Pour beaucoup je suis une privilégiée de porter un nom d’une telle renommée, plus précisément dans mon pays le Togo.

Croyez-vous que c’est pour autant que je me sens une privilégiée ?
J’ai vécu en Europe et j’y vis toujours, j’ai découvert plusieurs mentalités. Nombreux sont les obstacles qui se sont dressés sur ma route. Ceux-ci m’ont poussé à m’interroger sur l’existence de Dieu et me demander à certains moments, si je suis un oublié de Dieu. J’ai quitté ma mère à l’âge de 8 ans et vécu avec mon père à l’âge de 13 ans.
Pour certains j’ai la chance d’avoir mes deux parents en vie, et pour moi j’ai la malchance de ne pas avoir vécu avec ma mère.20ans nous ont séparés.

Ce fût très long et beaucoup de choses se sont passés. Quelle mère supporterait d’être éloignée de son unique enfant ? Imaginez la douleur, la peine ?
La mienne n’a pas eu le choix, mais grâce à Dieu elle n’est pas morte de chagrin.

Le sacrifice d’une mère pour le bonheur de son enfant. Un bonheur semble-t-il, hélas !!!! C’était très loin de ce qu’elle imaginait. Alors j’ai décidé de la protéger à présent sans lui décrire mes 20 ans de vie, afin de la préserver d’un quelconque chagrin.
Pour survivre si loin de ma mère, j’ai vécu avec l’idée qu’il y avait pire. J’ai voulu avoir un parcours exemplaire pour la rendre fière. Aujourd’hui son regard en dit long et son sourire m’apaise.
Aujourd’hui je suis devenue une femme qui essaye toujours de comprendre les décisions et comportements de certains adultes.

On naît tous égaux paraît-il. Mais en Europe, je resterai toujours une jeune fille noire appelé Lawson, malgré mon amour pour mon deuxième pays la France.

Une femme de couleur qui vit avec l’espoir qu’un jour on arrêtera de l’appeler « Fatou » « Aminata » « Bintou » à chaque fois qu’elle se vêtira des pagnes de chez elle.
Paraît-il que l’espoir fait vivre alors je continuerai de rêver d’une Europe ou une star des réseaux sociaux ne se servira plus de ma couleur de peau pour étendre sa popularité en nous infligeant des moqueries ou des propos déplacés. ET certaines de mes consœurs qui prônent la beauté noire et face à des injustices, s’écrasent, oubliant que toute une communauté les a soutenu dans le passé, les soutiennent aujourd’hui et croiront encore en eux demain. En bref elles trouveront toujours l’excuse que c’est du business.

Ma couleur de peau n’a jamais été et ne sera jamais du business. « Je fais partie de celles qui sont nées pour affronter la vie seules, ce n’est ni bien ni mal, c’est la vie »

Lawson.H.N