« Gardons-nous donc d’appliquer au bonheur nos propres critères » by  Daniel Todd Gilbert
Le bonheur, ce mot, cet adjectif qui a une grande importante pour l’être humain. Certains le comparent à une pierre précieuse, d’autres le rattachent à un rêve inaccessible.

Nous passons plus de la moitié de notre vie à courir après celui-ci et l’autre moitié à chercher un bien être profond.

Ce n’est pas nouveau pour ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux, de découvrir à travers mes articles le lieu T d’où je saisie ma plume pour partager avec vous mes profondes réflexions. Ces lieux insolites, particuliers.

Ces temps-ci, mes lieux les plus fréquentés sont dépourvus de gaieté.

J’écris spontanément et peu importe l’endroit où je me trouve. Aujourd’hui, je suis assise dans la salle d’attente de la clinique bois blanc à Lille, il  est 7h27.

 J’ai une journée  très chargée. J’appréhende cette journée depuis un moment. Mon état de santé m’angoisse beaucoup et mes troubles de sommeil ont croisés, le chemin des somnifères.

Un scanner et un électromyogramme m’attendent, alors pour passer l’angoisse, rien de tel que de saisir de ma plume pour partager avec vous ma vision du bonheur.

Pourquoi vous parler du bonheur maintenant et pas demain, pourquoi dans ce lieu et pas ailleurs ? Je ne sais pas.

Nombreuses sont les personnes qui s’intéressent à la définition du bonheur, des écrivains, des stars de tout horizon, Mr et Mme tout le monde. On est obnubilé par la quête du bonheur. Nos bibliothèques, nos boutiques, sont remplis d’ouvrages sur le sujet. Chacun a sa définition et pense détenir le chemin pour l’atteindre.

Avant tout, il est nécessaire de comprendre une chose, nos différences sont l’essence même de notre définition du bonheur. Qu’importe le niveau social, les croyances, la quête du bonheur est de plus en plus présente au quotidien.

Notons qu’à chaque étape de la vie, en passant par l’âge notre définition change, car nos besoins évoluent. Ma réflexion sur ce sujet m’a amené à me poser deux  questions. Sommes-nous réellement dépendant sur notre définition ou vision du bonheur? Le temps n’influerait-il pas sur celle-ci?

Je ne vais pas vous exposer des théories des ouvrages, non du tout. Je vais juste vous parler à cœur ouvert de ma perception du bonheur avec la forte conviction que ce sont nos expériences, les épreuves de la vie qui guident notre propre définition.

J’ai longtemps cherché le bonheur comme vous. 

Enfant, mon bonheur était limité aux jouets, aux cadeaux de noël. Je disais à tous mes camarades de classe que mon père était le père noël. Et à l’approche de noël je leur demandais de me faire une liste de ce qu’ils voudraient et mon père ramènerait tout. Pourquoi j’associais mon père au père noël? 😌😌😌. Parce qu’il vivait en Europe et pour moi c’était dans le pays au-dessus des nuages, et parce que je l’aimais très fort. Il était mon héros peu importe ce qui se passait, je l’aimais tellement et à chaque fois qu’il rentrait j’avais droit à tellement de cadeaux. Alors dans ma conscience d’enfant, s’il me rendait heureuse, il devait aussi le faire pour mes autres camarades.

A cet âge, on pourrait donc deviner que mon bonheur était lié vraiment à un amour paternel, et aux cadeaux 😊😊.

Quelques années plus tard me voici à l’adolescence, 14 -17 ans, mon bonheur n’était plus les cadeaux, mais trouver une liberté de faire tout ce que je voulais, et le seul moyen d’y arriver était de décrocher mon baccalauréat et d’aller vivre seule.

À cet âge mon cadre de vie avait changé. Je vivais en France, loin de ma mère et tout près de ce père tant idéalisé, qui au quotidien était très archaïque, oui un mot fort pour décrire celui que j’avais tant aimé.  Alors la liberté avait ainsi un prix significatif pour moi, et le manque de ma maman se ressentait plus fort.

A cette étape de ma vie on définirait le bonheur comme la liberté de vivre pleinement sans règle, sans autorité, fuir un environnement inconfortable et un mal être.

Les années défilent tellement vite et me revoilà vers l’âge de 18 – 26 ans, j’avais ma liberté de vivre, je devenais une femme, j’avais traversé tellement d’épreuves. J’avais rencontré sur ma route Dieu. Et il y avait toujours un mais. Toujours à la recherche du bonheur qui avait pris un autre sens à mes yeux.  Je voulais aller plus loin dans mes études, atteindre un bon niveau intellectuel. Et le meilleur moyen d’y parvenir était d’apprendre sans relâche. Au fond mon bonheur faisait un avec l’ambition, dans le but de lire dans les yeux de ma mère une fierté. Je voulais aller plus loin pour elle. Lui faire honneur. Quand j’y pense, mon père perdait petit à petit de la place dans mon cœur. Ne portez pas de jugement actif sur ma dernière phrase, car ce sont de multiples événements qui ont engendré tout cela.

A cette étape de la vie, on définirait mon état d’esprit comme une âme blessée, qui s’était juste accroché à l’espoir de revoir sa maman un jour la tête haute. Donc le bonheur était focalisé sur l’ambition.

On arrive ainsi à la jeune femme d’aujourd’hui, celle assise dans la salle d’attente. Qu’est-elle devenue la petite femme d’avant?  A-t- elle finalement trouvé son bonheur?

Elle est devenue une femme pleine de conviction et d’espoir qui recherche du bien être mental et spirituel. La vie m’a appris que les parents parfaits n’existent pas, ni le bonheur parfait, ni la vie parfaite. C’est l’idée que nous avons de la perfection qui fait qu’à nos yeux on trouve que telle ou telle chose parfaite.

Je ne cesserai jamais d’apprendre de la vie. Mais une chose est sûre, ma vision du bonheur ne sera pas la vôtre. Je veux juste retrouver la santé, relâcher prise. Mon bonheur aujourd’hui réside dans la recherche de l’augmentation de la foi en mon Dieu. Et pour l’atteindre je cherche d’abord la paix intérieure, l’apaisement de mon cœur, trouver la force de pardonner et me consacrer à moi tout en prenant soin de l’enfant intérieur qui est en moi et à fermer définitivement la page de mon passé. Le chemin sera long et c’est pour cela que j’ai besoin de mon Dieu.

A cet instant on vient de définir mon bonheur comme étant la recherche de la paix intérieure.

Mesdames, Messieurs, définissez votre propre bonheur. Donnez-vous les moyens de les atteindre. Mais, restez raisonnable dans votre définition. Car une vie heureuse finalement n’est que le partage des petits moments de joies, de rencontres, de tendresses avec ceux qu’on aime et le bien-être de soi.

Finalement, sommes-nous réellement dépendant sur notre définition ou vision du bonheur? Le temps n’influerait pas sur celle-ci?

Je vous souhaite une excellente journée

Natacha. L.H

 

 

 

Un commentaire

  1. Je te souhaite de trouver la paix Natacha mais surtout que tu ailles mieux au niveau de ta santé.
    Non personne n’à le droit de juger tes mots, ton ressenti envers ton père ou peu importe qui.
    La vie est ce qu’elle est et chacun porte des chaussures différentes et emprunte des chemins différents donc le jugement n’a pas lieu d’être
    Le bonheur pour moi c’est être en paix avec son passé et écrire son présent tête haute avec simplicité.

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